Nouveaux vitraux en fusing pour l'église de Maniquerville (1ère Tranche)
 
Début 2014, Françoise et Michel Loisel (Maire de Maniquerville) ont souhaité offrir des vitraux originaux pour l'église Saint Martin de leur village.
Pour cela ils ont fait appel à Yvan Schlewitz, verrier amateur, mais passionné, qui oeuvre depuis plusieurs années dans son atelier de Houquetot. (Atelier "Griffes de Verre" du CHAT).
Yvan Schlewitz leur avait déja fait en 2013 un vitrail traditionnel au plomb représentant symboliquement Saint Martin. 

 

Yvan Schlewitz, en étroite concertation avec Michel et Françoise Loisel,  consacre plusieurs mois à l'étude du projet en proposant des croquis, dessins et maquettes. Ces dernières réalisées en verre permettent de s'arrêter d'une part sur la technique de fabrication et d'autre part sur le thème général qui véhiculera les messages.

Il propose alors aux généreux donateurs de réaliser les verrières avec une technique particulière et moderne : le fusing.
Les maquettes sont valisées en mars 2015. 
La première tranche de 5 nouveaux vitraux devant équiper toute la facade sud de l'église est donc lancée.
 
Technique du fusing
Le fusing consiste à superposer plusieurs feuilles d'un verre de base translucide particulier américain  (le spectrum "system 96") et de le colorer dans la masse grâce à des frites "moles" ou "dures" (poudre de verre ou verre coloré concassé). On peut également faire des rehausses avec des peintures haute température. Une fois la création artiqtique terminée, le tout est alors porté à 803 degrés dans un four, selon des critères de temps très précis. Tous les éléments en verre fusionnent pour ne faire plus qu'un.
Les vitraux ont alors une épaisseur finale pouvant aller de 6 à 12 mm, voire plus. 
Le coloration peut se faire en plusieurs vagues successives, nécessitant à chaque fois une cuisson.
Dans le cas des présents vitraux, chacun d'entre eux a été cuit 3 à 4 fois, soit au total environ 20 cuissons de 18heures pour la totalité des vitraux.
L'atelier "Griffes de Verre" du CHAT ne possédant pas un four d'assez grande capacité pour ces créations, les vitraux ont été fabriqués avec les moyens techniques des ateliers "Jaune d'Argent" de Didier Bourdeau, Maître verrier et ami d'Yvan Schlewitz à Cressat dans la Creuse http://www.jaunedargent.com/

Thème artistique : la "symbolique des mains"
Les "mains" de l'homme et de la femme ont le pouvoir entre autres, de donner, de prendre, de recevoir, de protéger, de diriger, de rassembler,  d'aider, de prier....
Elles proposent à elles seules un véritable langage, qui peut parfois se substituer totalement à la parole......

C'est à partir de ce concept, qu'Yvan Schlewitz, a voulu représenter les moments forts de la vie par une gestuelle significative. Les scènes proposées illustrent les idées forces des saintes ou saints qu'elles représentent.



 
Saint Martin , Saint Patron de l'église : Amour, partage et charité (vitrail en cours de montage)
Qui ne connait pas le geste symbolique du Saint Martin partageant son manteau avec un pauvre ?
 

 
Saint Gérard : Prière et Espérance pour une fécondité (vitrail en cours de montage)
L'agiographie de Saint Gérard, évèque de Toul mort en 940, nous informe qu'il est à l'origine de la construction de la cathédrale de cette ville ainsi que de nombreaux autres édifices (présence d'une fenêtre lumineuse) quant à Saint Gérard de Majella né en Italie en 1725, il est présenté comme un redemptionsite et est à l'origine de nombreux miracles. Il est appelé le saint des enfantements heureux.....(profil d'une future mère)



 
Sainte Marie Madeleine : Rédemption et Adoration (vitrail en cours de montage)
Pécheresse convertie par Jésus, qui habitait la ville de Magdala. Elle se jeta aux pieds de Jésus, les parfuma et les essuya de ses cheveux. Elle était au pied de la croix, et fut la première à voir le Christ ressusciter



 
Saint Philippe : Joie, Jeunesse et Poésie (vitrail en cours de montage)
Le jeune Philippe, né à Florence en 1515, était d'une bonne humeur inaltérable, plein d'entrain, aimant la musique et la poésie. Il a 37 ans quand il est ordonné prêtre. Il va devenir l'apôtre de Rome et le saint de la joie parmi les jeunes : ils viennent de plus en plus nombreux se rassembler autour de lui pour se distraire et s'instruire. Le domicile de Philippe est devenu trop petit : le Pape Grégoire XIII lui donne une église en priorité pour les jeunes. Cette église, rebâtie et équipée, deviendra le centre de la communauté des prêtres de l'Oratoire dont Philippe Néri sera le premier supérieur.
Ce nom d'Oratoire vient de ce qu'on y priait et aussi on y chantait. C'est là que fut créé l'oratorio, drame lyrique sur des paroles religieuses avec solos, chœurs et orchestres.




 
Sainte Claire : Lunière, humilité et Pauvreté (vitrail en cours de montage)
Vierge et abbesse, née en 1193 à Assise. Disciple de saint François, elle entra dans un couvent de bénédictines, avant de fonder l'ordre séraphique des Pauvres Dames, dit des Clarisses, à San Damiano, en 1212, dont la règle, très austère, fut écrite par saint François d'Assise, et approuvée par Grégoire IX. Elle écarta par ses prières les Sarrasins de la ville d'Assise.